Les prix du carburant ont augmenté de 20 %. Voici deux mesures que vous pouvez prendre pour soulager vos employés.

Par Roeland Vanrenterghem | Publié le 29 avril 2026

De nos jours, faire le plein coûte plus de 100 €. Le prix de l'essence avoisine les 1,90 € le litre. Le diesel s'établit à 2,33 €.

Pour le travailleur belge moyen qui se rend au bureau en voiture — 21 km aller, 42 km aller-retour, 20 jours ouvrés par mois —, cela représente environ 840 km et 59 litres de carburant. À 1,90 € le litre, cela revient à 112 € par mois rien que pour faire l'aller-retour au travail. Une somme prélevée sur son salaire net.

Vos employés le sentent. Et ils comptent sur vous.

La bonne nouvelle ? Le gouvernement belge vient d'annoncer un plan d'aide énergétique temporaire d'un montant de 80 millions d'euros. Sur cette somme, 60 millions d'euros sont directement destinés aux frais de déplacement domicile-travail. Et il existe une façon astucieuse d'en tirer parti : une solution qui ne vous coûte presque rien et qui apporte un réel soulagement à vos employés.

Voici deux mesures concrètes que vous pouvez prendre dès maintenant.


1. Augmentez temporairement l'indemnité kilométrique de vos employés : l'État participera à sa prise en charge

De nombreux employeurs ont maintenu inchangée depuis des années l'indemnité kilométrique versée aux employés qui se rendent au travail en voiture. Les indemnités pour les transports en commun et le vélo ont augmenté, contrairement à celle pour la voiture. Avec la flambée des prix du carburant, cet écart commence à se faire sentir.

Le nouvel accord énergétique du gouvernement fédéral, annoncé le 22 avril 2026, propose une solution directe : un crédit d'impôt temporaire pour les employeurs qui augmentent leur indemnité kilométrique.

Voici comment cela fonctionne :

  • Si vous augmentez le forfait kilométrique de 20 % au maximum, dans la limite de 0,10 € par kilomètre, l'État vous rembourse l'intégralité des frais sous forme de crédit d'impôt.
  • Si vous instaurez une nouvelle indemnité kilométrique d'au moins 0,10 € par kilomètre, l'État prend en charge 20 % des frais.
  • Cette prime supplémentaire n' est pas imposable pour le salarié : c'est de l'argent net qui lui revient.
  • Cette mesure s'étend sur trois mois: mai, juin et juillet 2026.

C'est une occasion rare. Une petite augmentation temporaire qui ne vous coûte presque rien — et qui fait une réelle différence pour les employés qui ont besoin de leur voiture pour se rendre au travail.

Que faire après ces trois mois ?

C'est à vous de décider. Vous pouvez revenir au salaire initial. Ou bien vous pouvez maintenir l'augmentation, en partie ou en totalité. Dans tous les cas, vous avez montré à vos employés que vous savez réagir quand il le faut.

Mais voici la meilleure stratégie

Si vous augmentez l'indemnité, demandez quelque chose en échange: demandez aux employés d'enregistrer chaque trajet domicile-travail. Finis les versements mensuels forfaitaires pour les jours où ils travaillent à domicile ou ne se présentent pas au bureau. Vous ne payez que pour les trajets réellement effectués — rien de plus.

Aujourd'hui, la plupart des employeurs versent encore une indemnité de déplacement forfaitaire, que l'employé se rende au bureau 20 jours par mois ou seulement 8. Dans un environnement de travail hybride, cela représente une dépense excessive. Un simple calendrier des déplacements permet de remédier à cela en un clin d'œil.

Conseil de pro : utilisez ce même calendrier des trajets domicile-travail pour permettre aux employés d'enregistrer également leurs jours à vélo. L'indemnité vélo (0,37 €/km, entièrement exonérée d'impôt) s'ajoute à l'indemnité voiture. Un employé qui se rend au travail à vélo deux jours et en voiture trois jours gagne un salaire net plus élevé que quelqu'un qui se déplace en voiture tous les jours. Et votre coût total ? Il est moins élevé.

Vous pouvez même aller plus loin : achetez leurs billets de train flexibles, leurs abonnements et leurs cartes de bus via le même système. Un seul calendrier, tous les modes de transport, tous les avantages fiscaux — calculés automatiquement et exportés vers la paie.


2. Permettez à vos employés bénéficiant d'un plan de restauration d'entreprise de payer leur carburant avec leur salaire brut

La Belgique compte plus de 570 000 voitures de société en circulation. Environ la moitié d'entre elles sont des voitures de fonction, c'est-à-dire des véhicules qui servent avant tout d'avantage salarial et non pour répondre à un besoin professionnel. Et une part croissante de ces voitures de fonction est financée par le biais d'un plan cafétéria, dans le cadre duquel les employés échangent une partie de leur salaire brut ou optimisent leur 13e mois pour louer un véhicule.

Le plan de restauration d'entreprise couvre la voiture, l'assurance et l'entretien. Mais il ne prend généralement pas en charge le carburant. Avec un prix du diesel supérieur à 2,30 €, cela représente une perte financière importante pour le budget net de l'employé — une situation que vous pouvez facilement résoudre.

La solution est simple : il suffit d'ajouter une carte carburant ou une carte de recharge pour véhicule électrique au plan de restauration d'entreprise. Les employés utilisent une partie de leur salaire brut pour payer leur carburant ou leur recharge, à un coût effectif bien inférieur à celui qu'ils auraient à supporter s'ils payaient sur leur salaire net. Grâce à l'avantage fiscal lié à la conversion du brut en net, ils bénéficient d'un pouvoir d'achat nettement supérieur pour chaque euro dépensé.

Pour les conducteurs de véhicules électriques, cela vaut aussi bien pour les recharges à domicile, au travail qu'en déplacement. Une seule carte, tous les points de recharge.

Gardez le contrôle

La préoccupation évidente : les dépassements de budget. Avec Vaigo, les employés ne peuvent tout simplement pas dépasser le budget alloué dans le cadre de leur plan de restauration. La carte carburant ou de recharge est strictement plafonnée au montant disponible — aucune exception, aucune mauvaise surprise. Une visibilité totale pour les RH, aucun risque de dépassement budgétaire.

Ce n'est pas un chèque en blanc. Il s'agit d'un avantage bien défini et fiscalement avantageux qui protège les employés contre la volatilité des prix du carburant — dans les limites strictes de leur budget personnel au titre du plan de restauration d'entreprise.


En résumé

Vous n'avez aucune influence sur le prix de l'essence. Mais vous pouvez choisir comment y réagir.

Deux options, toutes deux disponibles dès maintenant :

  1. Augmentez temporairement le forfait kilométrique — le gouvernement compense cette mesure par un crédit d'impôt. En contrepartie, demandez aux employés d'enregistrer leurs trajets. Utilisez le même calendrier pour les jours où ils se déplacent à vélo et ceux où ils empruntent les transports en commun. Ne payez que ce qui est réellement effectué.
  2. Ajoutez les frais de carburant et de recharge des véhicules électriques à votre programme de restauration d'entreprise: vos employés pourront les régler directement sur leur salaire brut, dans la limite d'un budget défini. Un pouvoir d'achat accru, sans aucun risque de dépassement budgétaire.

Aucune de ces mesures ne nécessite une refonte des politiques. Elles sont concrètes, ciblées et déjà disponibles.


Chez Vaigo, nous aidons les employeurs à mettre en place ces deux mesures — rapidement. Notre plateforme vous permet de définir des augmentations temporaires des indemnités, de gérer un calendrier des trajets domicile-travail pour tous les modes de transport et d'intégrer les budgets carburant et recharge dans votre programme de rémunération flexible. Tout se synchronise automatiquement avec la paie. Contactez-nous →